Loading...
Catedral (2016) 2017-11-29T17:50:34+00:00

Dans ce spectacle, ma danse s’est transformée naturellement. Catedral fut cette libération professionnelle et personnelle dont j’avais besoin pour pouvoir rompre avec les codes flamencos et trouver un langage personnel.

Patricia Guerrero

Première représentation :

30 septembre 2016 – Biennale de Flamenco de Séville, Théâtre Lope de Vega

Prix:

Giraldillo “Meilleur Spectacle” à la Biennale de Séville 2016

2 nominations aux Prix Max 2017 – “Meilleure Interprète Féminine de Danse” et “Meilleur Costume”

L’histoire se situe dans un monde fantasmagorique, pour ainsi dire à l’abandon. Dieu et un espace de lumière… Au cœur d’un monde singulier où les murs ont été sacrifiés pour faire place aux ouvertures, c’est-à-dire à l’intérieur des églises, la lumière délimite l’espace sacré où la femme, personnage perdu, se retrouve face au poids et à l’infirmité de ses croyances.

Le son des cloches rompt l’obscurité du silence. Lumière diffuse, dispersée, une lumière transfigurée qui rend l’espace irréel et symbolique. La couleur atteint son paroxysme ; une voix la rejoint, et, entrelacée au compás, nous rappelle combien l’âme s’égare et voltige dans un espace infini.

Une silhouette maintenant apparaît dans la brume : ombre et lumière. Prenant appui sur le chant, la silhouette désormais résonne, se déplace, croît de l’intérieur, et par ce rituel, participe à l’enchantement.

Voix religieuses d’hommes castrés ou de jeunes garçons transparents, parcours enfiévré tout au long de territoires mystiques et hétérodoxes. Figures jumelles, de femmes se métamorphosant pour faire sortir des ténèbres le personnage qui, pris entre le monde de l’illusion et des rêves d’une part, et un ordre moral ancestral sclérosant d’autre part, se distingue désormais nettement.

Le personnage, maintenant face à ses ombres, laisse alors la parole fluer.

C’est du rythme et de la danse sortie de son contexte, ce sont des voix et des percussions, c’est une musique joyeuse, voila ce qui nourrit avant tout l’histoire puis, – et cela devient alors une réflexion sur le mysticisme – il est question d’un personnage supérieur prêt à dévier son cours jusqu’alors inexorable. Partagé entre son essence divine et diabolique, il va tour à tour vivre son histoire comme une plainte, une menace ou une crainte.

C’est un chemin de passage, de métamorphose, de perte et de folie. C’est tenter de vaincre le destin.

Catedral évoque une célébration durant laquelle le spectateur s’immobilise religieusement, fait taire ses mots, et prépare son cœur et son esprit à la liturgie sacrée de la danse, au dialogue avec le monde de la création. C’est une connexion entre notre espace extérieur, profane, et notre intériorité sacrée.

Telle un architecte, la danse construit une structure qui lui permet, grâce à la technique, de transfigurer et dématérialiser les éléments de l’édifice tout en réussissant clairement à procurer des sensations d’élévation et d’absence de gravité.

Juan Dolores Caballero

Fiche artistique et technique:

Mise en scène – Juan Dolores Caballero

Chorégraphie – Patricia Guerrero

Composition des musiques – Juan Requena – Agustín Diassera

Création lumière  – Manuel Madueño

Création graphique de l’affiche  – Álvaro Escriche

Réalisation des costumes – Laura Capote

Photographie – Monty

Pour la première – Archivo Bienal. Fotógrafo Óscar Romero

Direction technique / Lumière – Ada Bonadei

Son – Rafael Pipió / Ángel Olalla

Distribution – Pablo Leira Doce

Assistant de production – José Manuel Navarro

Directrice de production – Guiomar Fernández Troncoso

Distribution:

Baile – Patricia Guerrero

Corps de balletMaise Márquez – Ana Agraz – Laura Santamaría

Ténor – Diego Pérez

Contre-ténor – Daniel Pérez

Chant – José Ángel Carmona

Guitare – Juan Requena

Percussions – Agustín Diassera y David “Chupete”

“Catedral” est une production de la Compagnie Patricia Guerrero et Endirecto FT S.L.

En coproduction avec la Biennale de Flamenco de Séville,  le Festival de Jerez et le Conseil Départemental des Landes (France). En collaboration avec le Festival de Cante Jondo Antonio Mairena.

Distribution Endirecto FT S.L.

Avec la collaboration de l’INAEM – Ministerio de Cultura – Gobierno de España:

Presse: